Communiqué - Demande d'asile culturel auprès de l'Unesco

REÇUES A L'UNESCO LE 15 MAI 2013, LES LANGUES RÉGIONALES DE FRANCE ONT DÉPOSÉ LEURS DEMANDES D'ASILE CULTUREL.

Mercredi 15 mai, une centaine de délégués des différentes langues de France se sont présentés au siège de l'UNESCO à Paris, pour demander l'asile culturel et la protection d'un patrimoine culturel de l'humanité. En effet, les langues basque, bretonne, catalane, créoles, occitane, les langues régionales d'Alsace et de Moselle, les langues d'oïl, les langues d'outre-mer sont les vecteur de cultures et d'identités multiples, pourtant mises en danger de mort par l'État français.

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Demande solennelle de mise sous protection de l'Unesco

Collectif du 31 mars 2012 – EBLUL/ELEN-France Réseau Européen pour l'Égalité des Langues
Association des Rencontres inter-régionales des langues et cultures régionales.

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DEMANDE SOLENNELLE de MISE SOUS PROTECTION DE L'UNESCO

Paris – 15 mai 2013

Nous, locuteurs de langues régionales de l'État français,
face à la discrimination linguistique dont nous sommes l’objet,
nous demandons l'asile culturel auprès de l'UNESCO


Le Président de la République, François Hollande, a pris l'engagement de faire ratifier la Charte des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l'Europe.

Cet engagement n°56 de son programme, maintes fois réitéré devant les électeurs comme devant les parlementaires européens et rappelé à plusieurs reprises par le Gouvernement devait passer par une révision de la Constitution qui vient d'être retiré du projet de loi de modification Constitutionnelle.

Dans le même temps, le projet de loi sur la refondation de l'école de la République encore en débat et le projet de loi de décentralisation, réduisent encore le statut de nos langues quand ils ne les ignorent pas.

C'est donc l'espoir de reconnaissance, enfin, pour des millions de locuteurs et de citoyens attachés à leurs langues, qui s'éloigne suite à un simple avis du Conseil d'État qui n'oblige en rien.

C'est un repli frileux sur une vision archaïque d'une société monolingue, fût-elle française; c'est le pluralisme et la diversité qui sont mis à mal ; c'est la démocratie qui est atteinte ; c'est la dynamique et la créativité sociales de nos territoires dont nous avons tant besoin dans cette période difficile qui risquent d'être cassées.

C'est pourquoi, compte tenu de son rôle à l'échelle internationale pour la défense de la diversité des langues et des cultures, pour les droits de l'homme et pour un développement durable, aujourd'hui, nous, locuteurs des langues de France, nous demandons l'asile culturel auprès de l'UNESCO,

Nous demandons également à nos élus parlementaires de modifier la Constitution pour faire ratifier la Charte des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l'Europe conformément aux principes de démocratie, de droits de l'homme et de l'État de droit qui la sous-tend et aux engagements du Président de la République.

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La majorité change, les droits linguistiques sont toujours bafoués dans la France du non-droit

EBLUL ELEN

C O M M U N I Q U É du 13 mars 2013

La majorité change, les droits linguistiques sont toujours bafoués dans la France du non-droit

Invité à Genève ce mercredi 13 mars à une table ronde sur les droits des minorités linguistiques par l'experte indépendante des Nations Unies sur les droits des minorités dans le cadre du Conseil des droits de l'homme, EBLUL/ELEN-France, membre du Réseau européen pour l'égalité des langues fait un bilan très négatif de la situation française compte tenu de blocages idéologiques persistants.

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Les langues régionales demandent l'asile culturel à l'UNESCO

Après la trahison du 56ème engagement, du Président François Hollande pour la ratification de la Charte européenne des langues régionales, au vu de l'absence des langues régionales dans le projet de loi sur l'Éducation qui arrive en débat au Sénat et de l'absence de toute perspective dans le projet de "décentralisation",

le Collectif du 31 mars 2012, regroupant de nombreux mouvements et institutions pour la promotion et le développement des langues et cultures régionales, en métropole et outre-mer, vous invite à la demande officielle qui sera faite


SUR LE PARVIS DE L'UNESCO
Place Fontenoy à Paris
Mercredi 15 mai à 11 heures


Une communication circonstanciée sera faite à cette occasion parles délégués de nos langues, représentants de la société civile et élus.

Dans cette attente,

pour le Collectif,
le secrétaire général d'EBLUL/ELEN France

Charte européenne des langues : un reniement inacceptable de François Hollande

Kevre Breizh dénonce la reculade de François Hollande sur la modification de la Constitution pour ratifier la Charte européenne des langues régionales.

C'est donc sur un simple avis du Conseil d'État que François Hollande renonce à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires qu'il s'est à maintes reprises engagé à faire ratifier, avant et après les élections, lui-même ou par la parole ou écrits de ses ministres ou conseillers. Claude Bartolone, le Président de l'Assemblée nationale s'y est engagé également par courrier du 8 février dernier.

Ce recul devant le Conseil d'État est particulièrement grave car quel que soit son avis, l'objectif de la modification de la Constitution est justement de dépasser les blocages du Conseil Constitutionnel ou du Conseil d'État.

Un tel reniement est inacceptable, sans qu'il soit question en aucune façon de contrainte financière, mais d'une question de sauvegarde de langues et de cultures qui ne doivent plus être interdites de cité, et de droits de l'homme, de droit à sa langue, de vivre ensemble dans la diversité et non l'uniformité comme vient de le rappeler le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

François Hollande perd ainsi toute crédibilité.

Dès maintenant, la mobilisation de tous ceux qui veulent continuer à vivre leurs langues et leurs cultures, en Bretagne et dans les autres régions de métropole et d'outre-mer s'impose.

Ar C’hadoriad / Le président
Tangi Louarn

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