Sinadeg / Pétition

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N’omp ket ar re nemeto o stourm! Tro hon eus bet da gejañ en hañv diwezhañ gant dileuridi pobloù Gwiana e Jeneva e Kuzul gwirioù Mab-den. Sinomp asambles ganto.

Nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour nos droits !
Nous avons rencontré les délégués des peuples autochtones de Guyane au Comité des droits de l'homme à Genève l'été dernier.
Signons l'appel solidairement.

 

Droits de l'enfant. Ratification réclamée par les bretonnants

Aujourd'hui, le 26e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant est célébré. Ce texte a fait progresser la protection de l'enfance. Reste qu'étonnamment, la France n'a toujours pas ratifié son article 30. L'article 30 de la Convention internationale des droits de l'enfant dit ceci : « Dans les États où il existe des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques ou des personnes d'origine autochtone, un enfant d'origine autochtone ou appartenant à une de ces minorités ne peut être privé du droit d'avoir sa propre vie culturelle, de professer et de pratiquer sa propre religion ou d'employer sa propre langue en commun avec les autres membres de son groupe ».

« Nous nous heurtons à des blocages »

Cette non-signature française tient à l'article 2 de la Constitution, qui déclare la Nation « une et indivisible », article qui empêche également la ratification de la Charte des langues minoritaires. Une double peine pour les associations de défense de la langue bretonne. D'une même voix, les représentants de Kevre Breizh, Diwan, Div Yezh, Divskouarn, Ubapar, An Oaled, Mervent et Sked déplorent que « la France ne reconnaisse pas la diversité de sa société ». « C'est de la discrimination indirecte », insiste Tangi Louarn, président de Kevre Breizh. Et de citer des situations concrètes dans lesquelles les enfants apprenant le breton ont été, à leurs yeux, discriminés. Ainsi, à Paimpol (22), en septembre dernier, la fermeture de l'école de Kérity par la ville a obligé la filière bilingue à déménager. « Les effectifs sont passés de trois à une seule classe ». L'Union bretonne d'animation des pays ruraux (Ubapar) a, quant à elle, sollicité une habilitation pour pouvoir enseigner le Bafa et le BAFD en langue bretonne. Sa demande a été rejetée une première fois. En mai 2014, le rectorat de Rennes a refusé l'ouverture d'une classe bilingue dans l'école publique de Coray, invoquant le manque d'enseignants... « Le développement de l'enseignement du breton à l'école se heurte à des blocages », insiste Rémy Toulhouat, de Div Yezh. Autant d'exemples qui n'entament pas la détermination des associations à obtenir la ratification de cet article 30. Après avoir écrit, sans succès, au Défenseur des droits, ils tenteront, à nouveau, d'obtenir gain de cause en janvier prochain, lors de la réunion, à Bruxelles, du Comité des droits de l'enfant.
© Le Télégramme

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