Sinadeg / Pétition

change.org

N’omp ket ar re nemeto o stourm! Tro hon eus bet da gejañ en hañv diwezhañ gant dileuridi pobloù Gwiana e Jeneva e Kuzul gwirioù Mab-den. Sinomp asambles ganto.

Nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour nos droits !
Nous avons rencontré les délégués des peuples autochtones de Guyane au Comité des droits de l'homme à Genève l'été dernier.
Signons l'appel solidairement.

 

Kevre Breizh war Twitter

Manuel Valls en Bretagne : Le Pacte d’Avenir n’est pas respecté !

Mais pourquoi le Premier Ministre Manuel Valls vient-il en Bretagne les 18 et 19 décembre ? Alors que sa tournée se focalise sur les deux métropoles de Brest et Rennes, Kevre Breizh constate qu’au bout d’une année, le Pacte d’avenir pour la Bretagne n’a abouti à aucune mesure concrète en ce qui concerne le titre IV « la Bretagne, riche de son identité culturelle ». 

RIEN à propos de la convention spécifique annoncée sur les langues de Bretagne,

 RIEN pour répondre aux besoins de recrutement et de formation des enseignants

bilingues pour lesquels le conseil régional s'investit,

RIEN pour pérenniser l'enseignement immersif des écoles Diwan,

RIEN à propos de la convention spécifique annoncée sur la culture,

RIEN à propos du « développement d’une offre audiovisuelle régionalisée ».

 Des reculs à craindre pour la culture et les langues ! Sous l'égide du préfet, cette nouvelle instance rattachée à la future Conférence territoriale de l’action publique, réunissant le préfet, la région, les départements, les métropoles et les agglomérations de communes définirait les grandes orientations pour la culture en Bretagne et élaborerait la convention culturelle. Comment ignorer que ce mécanisme exclura davantage des lieux de pouvoir la population et les acteurs culturels, en particulier associatifs? C’est pourtant une évidence : il renforcera l’opacité des décisions et il affaiblira la démocratie.

Ne nous leurrons pas ! La réforme territoriale est une recentralisation, un retour en arrière sur les lois de décentralisation de 1982. Elle remet en cause le suffrage universel direct qui fonde notre démocratie. Elle remet en cause le pluralisme démocratique de l’assemblée régionale, élue avec une part de scrutin proportionnel. Elle réduit ses moyens et son autonomie financière. Elle méprise la consultation de la société civile au sein du Conseil économique, social et environnemental (CESER) et du Conseil Culturel de Bretagne.

La Bretagne réclame une vraie régionalisation ! La Bretagne possède de grandes potentialités, un tissu social dynamique, une culture riche de sa diversité, de ses langues. Elle est bridée par une volonté d’un l'État qui refuse de reconnaître la diversité des identités et des territoires et d’en faire les atouts d’un développement économique et culturel original.

Les mouvements culturels membres de Kevre Breizh ne sont pas dupes et affirment que seuls une véritable régionalisation et un statut spécifique, à l’image de ce qui existe pour la Corse, pour Lyon, pour Paris, pour l’Alsace et la Moselle permettront aux Bretons des cinq départements de porter un véritable développement culturel et linguistique source de  dynamisme économique, de cohésion sociale et d’ouverture au monde.

Comment le gouvernement peut-il réunifier la Normandie et accueillir avec bienveillance les propositions d’évolution du statut de la Corse et ignorer ce qui émane du Conseil régional de Bretagne? Dès lors que le Premier Ministre Manuel Valls vient en Bretagne les 18 et 19 décembre, il est temps qu’il tienne les engagements du Pacte d’avenir signés par son prédécesseur et qu’il accorde la même attention à la contribution régionale sur la décentralisation votée en mars 2012 et à la proposition d’Assemblée de Bretagne formulée en juin 2014.

TOP