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N’omp ket ar re nemeto o stourm! Tro hon eus bet da gejañ en hañv diwezhañ gant dileuridi pobloù Gwiana e Jeneva e Kuzul gwirioù Mab-den. Sinomp asambles ganto.

Nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour nos droits !
Nous avons rencontré les délégués des peuples autochtones de Guyane au Comité des droits de l'homme à Genève l'été dernier.
Signons l'appel solidairement.

 

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Les Rencontres interrégionales des langues et des cultures s'opposent la "réforme territoriale"

Réunis à Rennes, du 26 au 28 novembre, à l'occasion des 24e Rencontres interrégionales des langues et des cultures, les représentants des langues et des cultures régionales se sont déclarés opposés à une "réforme territoriale" qui est la négation de leurs réalités culturelles, économiques et

sociales et du respect de la diversité et de la démocratie.

 

Kevre Breizh y représentait la Bretagne aux côtés du Conseil culturel de Bretagne et des représentants des organismes publics et des associations de la France métropolitaine et des régions ultramarines qui œuvrent pour la diversité, la défense et la promotion des langues et des cultures régionales (*). Dans la déclaration, reproduite ci-dessous, ils appellent les parlementaires à rejeter cette réforme technocratique, contraire aux intérêts des populations qui les ont mandatés et leur demandent renforcer la mobilisation pour des territoires cohérents dotés de statuts particuliers permettant leur propre développement.

 

(*) Représentants des régions et territoires  : 

       • ALSACE-MOSELLE (Comité Fédéral, Culture et bilinguisme, Fédération Alsace bilingue)

      • BRETAGNE (Conseil Culturel de Bretagne, Kevre Breizh)

      • CATALOGNE (Ville de Perpignan, Federació per a la Defensa de la Llengua i de la Cultura Catalanes)

      • les Conseils de la Culture, de l'Éducation et de l'Environnement de la GUADELOUPE, de GUYANE, de LA RÉUNION, de MARTINIQUE, de MAYOTTE

      • OCCITANIE (Institut d'Estudis Occitans)

      • PAYS BASQUE (Euskal Konfederazioa).

 

> LIRE AUSSI : "Réforme territoriale. L'inquiétude des régionalistes réunis à Rennes", paru dans Ouest-France, le 26 novembre 2014 et le discours de Jean-Michel Le Boulanger, le 26 novembre.

LA DÉCLARATION DES REPRÉSENTANTS DES LANGUES ET CULTURES RÉGIONALES DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE (*)

Nous, solidairement, 

- exprimons notre consternation face au repli identitaire français et à la politique régressive menée par le gouvernement dans le cadre de la réforme territoriale. Cette réforme est la négation même des spécificités des territoires, des diversités linguistiques et culturelles ainsi que des réalités économiques et sociales ;

- dénonçons un déni de démocratie. Le gouvernement, en refusant le droit aux citoyens de déterminer eux-mêmes leur région ou territoire, viole l'article 5 de la Charte Européenne de l'autonomie locale ;

- dénonçons une recentralisation. L'État impose un découpage arbitraire, incohérent et technocratique des régions. A cette occasion, il redonne aux préfets la prééminence sur les élus du peuple ;

- dénonçons par ailleurs une politique qui organise la régression des langues dites régionales en entravant les efforts de leurs locuteurs et des politiques locales pour les faire vivre et prospérer.

Nous constatons qu'il existe sur le territoire français, conformément à la Constitution, des collectivités territoriales à statut particulier (Métropoles, Grand Paris, Grand Lyon, Corse...).

Nous demandons la mise en place de nouvelles collectivités territoriales à statut particulier cohérentes et conformes aux intérêts linguistiques, culturels et économiques des populations et territoires. Ceci renforcera, ainsi, l’ouverture sur l'Europe et sur le monde.

Ces collectivités devront être dotées de la compétence linguistique afin de valoriser et de développer nos langues.

Nous appelons les acteurs culturels, les élus et l’ensemble des citoyens à relayer cette déclaration et à renforcer la mobilisation.

Le Président, Raymond Yvon BISSOL

 

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