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N’omp ket ar re nemeto o stourm! Tro hon eus bet da gejañ en hañv diwezhañ gant dileuridi pobloù Gwiana e Jeneva e Kuzul gwirioù Mab-den. Sinomp asambles ganto.

Nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour nos droits !
Nous avons rencontré les délégués des peuples autochtones de Guyane au Comité des droits de l'homme à Genève l'été dernier.
Signons l'appel solidairement.

 

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Ce que subissent les enfants qui parlent les langues régionales

 Voici une liste de situations concrètes et récentes où la France a délibérément refusé de tenir compte de l’intérêt supérieur des enfants en raison d’une expression en langue régionale.

3 novembre 2014 – Le maire de Ciboure (Pyrénées-Atlantiques) coupe l’électricité de l’ikastola de Seaska. Une douzaine d’enfants y sont scolarisés en langue basque. La scolarité est gratuite et laïque.

Septembre 2014 - Le tribunal administratif de Pau ordonne à Seaska de libérer dans un délai de sept jours une parcelle de la commune de Ciboure sur laquelle est installé un préfabriqué qui héberge une classe maternelle en langue basque. En juillet, la municipalité avait refusé de reconduire le bailArticles de presse:   http://bzh.me/fcd6 et  http://bzh.me/fcdh

Septembre 2014 – Lily C.-B. n’a pas fait sa rentrée de CP dans l’école publique bilingue à Landerneau (Finistère) car la commune de résidence de l’enfant et la commune de son école ne s’entendent pas pour assumer les frais de scolarité ; l’école publique refuse son inscription. Lire dans la presse:  http://bzh.me/fcd7

Septembre 2014 – Sur décision du tribunal administratif de Limoges, la Calandreta de Limoges doit rembourser 47 000 euros au conseil régional qui lui avait versé cette subvention. Depuis 1994, la Calandreta scolarise une cinquantaine d’enfants en langue occitane. La scolarité est gratuite et laïque. Lire dans la presse:  http://bzh.me/fcd8

Juillet 2014 – Le rectorat de Strasbourg refuse l’ouverture de classes bilingues publiques à Erstein (Bas-Rhin)

malgré 70 enfants préinscrits. La Convention quadripartite (Etat, région Alsace et départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin) de 2007-2013 annonçait un doublement des effectifs bilingues ; ils ont progressé de 16492 élèves en 2007 à 23283 élèves à la rentrée 2014, il en manque 9700. Article de presse:  http://bzh.me/fcd9

Juin 2014 – Les élèves de terminale des sections technologiques du lycée public Fulgence Bienvenüe de Loudéac ne sont pas autorisés à passer les épreuves facultatives en gallo alors qu’ils ont suivi un enseignement dans cette langue depuis plusieurs années. Selon une note de service ministérielle du 18 octobre 2012, « il n'y aura plus d'épreuves facultatives de langues vivantes étrangères ou régionales ».

Mai 2014 – Le rectorat de Rennes refuse l’ouverture d’une classe bilingue dans l’école publique de Coray, invoquant le manque d’enseignants. La pénurie d’enseignants et les insuffisances dans leur formation sont des problèmes récurrents. Le rectorat reviendra sur sa décision et la classe sera ouverte en septembre. Cependant la mairie n’a pas les moyens de financer un poste d’assistante maternelle pour la vingtaine d’enfants concernés par cette classe. Article de presse :  http://bzh.me/fcda

Mai 2014 – Le tribunal administratif de Rennes rejette la demande de l’école Diwan de Guingamp pour contraindre les communes de résidence des élèves, hors de la commune d’accueil, à participer aux frais de scolarisation. L’école Diwan de Guingamp scolarise en breton 80 enfants ; les écoles Diwan sont gratuites et laïques.

Février 2014 – Martí B. né à Perpignan, fête ses 16 ans. Ses parents avaient choisi de lui donner un prénom catalan, mais l’officier d’état civil a refusé d’orthographier le prénom avec son accent aigu sur le i. La loi française interdit l’utilisation de signes diacritiques (points, accents et cédilles) qui n'existent pas dans la langue française. Cette position a été confirmée jusqu’en Cour de Cassation et au Conseil de l’Europe. La jurisprudence Martí :  http://bzh.me/fcdi et  http://bzh.me/fcdj

Novembre 2013 – Nolwenn C. a étudié pendant 14 ans le breton. A l’heure de s’inscrire pour le baccalauréat STMG (management et gestion), le rectorat de Rennes refuse qu’elle passe l’option « breton » dans le cadre de ses épreuves facultatives. Selon une note de service ministérielle du 18 octobre 2012, « il n'y aura plus d'épreuves facultatives de langues vivantes étrangères ou régionales ».

Octobre 2013 – Le recteur de l’académie de Rennes interdit d’inscrire la devise nationale en breton, à côté du français, dans les lycées publics. Lire  http://bzh.me/fcdc

Septembre 2013 – Le ministère de la Jeunesse refuse d’habiliter les formations d’animateurs BAFA-BAFD, déposée par l'Union bretonne pour l'animation des pays ruraux (UBAPAR), au motif que le déroulement d'une partie des sessions est prévue en langue bretonne. Lire  http://bzh.me/fcdb

Septembre 2013 -  Dans une question écrite au Ministre de l’Education nationale, est évoquée pour la première fois le « blocage institutionnel » du vice-rectorat de Mayotte concernant l’enseignement des langues locales au profit d’un système scolaire monolingue exclusif. Lire  http://bzh.me/fcdf

Septembre 2013 – La section occitan du collège public Révolution de Nîmes, la seule de la préfecture du Gard, ferme sur décision du proviseur qui la juge insuffisamment « rentable ». Lire l'article :  http://bzh.me/fcdd

Juillet 2013 – Le rapport sur les langues régionales, adressé à la ministre de la Culture préconise de «  rechercher une solution pour le financement des écoles associatives » qui « contribuent à la politique de développement des langues régionales ». Il souligne que « ces écoles sont laïques, ouvertes à tous, qu’elles respectent les programmes de l’Éducation nationale, et forment des locuteurs de langues régionales qui maîtrisent parfaitement la langue française » et déplore que la situation des écoles concernées (ABCM Zweisprachigkeit, la Bressola, Calandreta, Diwan, Seaska) « n’est satisfaisante, ni pour l’État, ni pour les collectivités territoriales, ni pour les associations elles-mêmes ». Depuis juillet 2013, rien n’a été entrepris pour résoudre ce problème. Consulter le rapport :  http://bzh.me/fcde 

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