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Quels droits pour les enfants locuteurs des langues régionales ?

Le 20 novembre 2014 sera célébré le 25e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant. Transposé en droit français, ce texte international a fait progresser la protection des enfants en matière d’adoption, de justice pénale, d’éducation et aussi dans les situations de handicap ou d’immigration.

 Les droits des enfants sont renforcés, mais en France, la Convention des droits de l’enfant connaît une limite : cette limite est linguistique car la France refuse d’appliquer aux enfants locuteurs des langues régionales les principes de la Convention.

 L’Etat français méconnaît ainsi le principe de non-discrimination linguistique qui figure pourtant à l’article 2 de la Convention des droits de l’enfant. De plus, malgré les recommandations du conseil économique et social des Nations Unies, la France persiste dans son refus de ratifier l’article 30 de cette Convention.

Qu’advient-il des enfants locuteurs des langues régionales ? Ils sont renvoyés à l’inexistence juridique des

 minorités en droit français, l’Etat s’entêtant à ignorer les conséquences de son idéologie pour les enfants suivant une scolarité bilingue.

Cette situation génère chaque année des problèmes, des difficultés, des querelles qui se résolvent – plus ou moins heureusement – au tribunal. Les adultes se disputent, l’Etat invoque son fameux principe d’indivisibilité et les enfants subissent. Certains subissent des conditions d’enseignement déplorables, d’autres ne peuvent même plus suivre une scolarité bilingue. Ces enfants sont privés d’un enseignement les menant à un bilinguisme équilibré en langue régionale et en langue française.

Dans un état de droit, les enfants devraient s’épanouir dans le respect de leur identité et ne pas pâtir d'une idéologie de « l'unicité nationale » et du monolinguisme francophone sur l'ensemble du territoire de la République.

 Au nom de ses enfants,

 Au nom des principes de la devise nationale, Liberté, Egalité, Fraternité

 Au nom de ses engagements internationaux,

  Au nom du respect de la diversité culturelle,

 Au nom des langues régionales inscrites dans la Constitution comme patrimoine national,

  Nous demandons que la France ratifie l’article 30 de la Convention internationale des droits de l’enfant.

 Nous demandons que le gouvernement mette en place les moyens juridiques et financiers pour assurer le droit des enfants de France à suivre un enseignement en langue régionale, bilingue à parité horaire ou immersif.

 En cette période de crise, le respect de ces droits ne représente aucune charge financière supplémentaire pour l’Etat ou les collectivités : la scolarisation d’un enfant dans une filière bilingue n’est pas plus onéreuse que dans une école monolingue. Au contraire, le bilinguisme en langue régionale est une ouverture d’esprit et un atout pour renforcer les capacités d’adaptation de la jeunesse dans un contexte mondialisé.

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