Sinadeg / Pétition

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N’omp ket ar re nemeto o stourm! Tro hon eus bet da gejañ en hañv diwezhañ gant dileuridi pobloù Gwiana e Jeneva e Kuzul gwirioù Mab-den. Sinomp asambles ganto.

Nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour nos droits !
Nous avons rencontré les délégués des peuples autochtones de Guyane au Comité des droits de l'homme à Genève l'été dernier.
Signons l'appel solidairement.

 

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Urgence pour les langues et cultures régionales

Voici la Déclaration adoptée à l’unanimité à Pau, au Parlement de Navarre, par les représentants des langues et cultures régionales, au cours de leur 23èmes Rencontres, élus, associations et institutions publiques d’Alsace, de Bretagne, du Pays Basque, de Catalogne, de Guyane, de la Martinique, d’Occitanie, de la Réunion pour la reconnaissance du droit aux langues régionales au sein de la République française, conformément aux droits de l’homme et aux engagements réitérés du Président de la République française, François Hollande.

Pour que le droit à l’existence des langues et cultures dites « régionales », expression de la diversité des territoires, soit enfin reconnu et mis en œuvre en France de la même façon que dans les autres pays européens.

ASSOCIATION DES RENCONTRES INTERREGIONALES DES LANGUES ET CULTURES REGIONALES

DÉCLARATION

des 23èmes Rencontres inter-régionales des langues et cultures régionales
29 et 30 novembre, 1er décembre 2012, à Bordeaux, Bayonne et Pau

Urgence pour les langues et cultures régionales

Nous délégué/e/s aux Rencontres inter-régionales des langues et cultures Régionales, d'Alsace, de Bretagne, du Pays Basque nord, de Catalogne nord, de Guyane, de Martinique, d'Occitanie, de la Réunion, élus et acteurs publics et associatifs,

  • constatons que la France reste isolée avec la Grèce et la Turquie pour la reconnaissance des langues régionales ou minoritaires et ne répond pas aux standards démocratiques européens,
  • constatons que du fait de cette attitude, les langues régionales de France sont gravement menacées de disparition,
  • nous dénonçons les difficultés persistantes dans l'enseignement de ces langues et dans ces langues, dans leur utilisation dans la vie publique et sociale, ainsi que l'incertitude juridique qui se manifeste à chaque fois que des mesures sont prises pour permettre leur pérennité,
  • demandons avec force au Président de la République de respecter au plus vite son engagement solennel et répété de ratifier la Charte européenne des Langues régionales ou minoritaires et de faire une modification appropriée de la Constitution à cet effet,
  • demandons que l'acte 3 de la décentralisation donne aux collectivités régionales les compétences pour l'organisation et la mise en œuvre des politiques linguistiques notamment dans les domaines de l'éducation, de la vie publique, de la formation, des médias, de la culture,
  • demandons que soit adoptée dans les meilleurs délais par le Parlement une loi cadre à partir d'une proposition fondée sur les principes de la proposition de loi 3008 déposée le 7 décembre 2010 par l'intergroupe langues et cultures régionales de l'Assemblée nationale,
  • demandons également que dans le cadre du projet de loi d'orientation de l'enseignement le droit à l'enseignement des langues et en langues régionales soit reconnu dans toutes les régions concernées.

Adopté à Pau, à l'unanimité, le 1er décembre 2012.

Secrétariat de l'Association :
KEVRE BREIZH
9 straed La Tour d'Auvergne
29270 CARHAIX
Téléphone : 02 98 73 20 58 - Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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